Kino PRAVDA

25 avril 2010

ANNONCE A CARACTERE EXCEPTIONNEL

Banni_re_Festival_Ptit_Clap

 

Mesdemoiselles, Mesdames,Messieurs

C'est avec des roulements de tambour plein la salle de rédac' et dans les oreilles que nous publions cet article. En effet pas très loin de chez vous, du moins dans les limites du territoire français, s'organise un festival de courts-métrage à Levallois-Perret (pas tous en même temps sur google map les gars) encourageant les jeunes réa de 15 à 25 ans.

Parce que ce type d'événement est encore trop rare et que les organisateurs sont ouverts à la communication vous trouverez ci-joint le communiqué de presse dudit « Ptit clap » ainsi que de vives encouragements à présenter ne serait-ce que la vidéo du mariage d'un lointain cousin comme le court dans lequel vous avez mis toutes vos ambitions (il est bien entendu que le deuxiéme cas de figure est préférable pour tout le monde). ATTENTION SPOILER: pas d'animation et une durée n'excédant pas 14min 59 générique compris.

Les présidents du jury ne seront autres qu' Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE, deux réas qui ont assez bourlingués pour en avoir l'autorité et que l'équipe de KinoPRAVDA, entre Game One et Dailymotion, va tenter d'approcher afin de vous ramener des propos aussi ardents qu'un croissant sorti du four.

De nombreux prix sont à gagner ...

En attendant, à vos ordinateurs et caméra sans oublier de passer vous inscrire sur le site internet de l'événement: www.ptitclap.com !

Be movie,

Sofia ALAOUI et Aurélien CIBILLEAU

 

Communiqué presse : Festival Ptit Clap de Levallois.

La ville de Levallois organise un concours national de courts-métrages dédié

aux 15-25 ans : le Festival Ptit Clap

Les jeunes réalisateurs sont invités à envoyer gratuitement leur film de 15 minutes maximum du 1er mars au 31 mai 2010.

Les courts-métrages finalistes seront projetés lors de la cérémonie de remise des prix le Samedi 19 juin 2010 dans les Salons d’Honneur de l’hôtel de ville de Levallois.

La projection aura lieu devant les participants, le public et un jury de professionnels, présidé par Olivier NAKACHE et Eric TOLEDANO, réalisateurs de ‘Nos jours heureux’ et ‘Tellement proches’, qui élira les 3 gagnants du concours. Le public votera également pour attribuer le ‘Prix du Public’.

Le Festival Ptit Clap est organisé en partenariat avec Dailymotion, NRJ Paris, Studio Ciné Live, Game One, Le Mouv, Allociné et Internity.

Plus de 2 000 € de prix à gagner : écran TV, ordinateurs portables, chèques cadeaux…

Plus d’informations sur le site de l’événement : www.ptitclap.com

Affiche_Festival_Ptit_Clap

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16 avril 2010

KinoPRAVDA


Bonjour à tous !

 

Des semaines que des voix nous hantent, nous assaillent et tiraillent le bas

de nos pantalons pour n'en faire qu'une seule :

« Ou êtes vous ? Que faites - vous ? »

 

Nous tenions à vous dire... que nous étions de retour aprés des semaines (qui à dit des mois ?) de préparation et de tournage. Et oui la rédac' de KinoPRAVDA, principalement site de critiques cinéma, à délaissé les clavier et autres applications Word pour s'adonner à la PRATIQUE. Un bien grand mot s'il en est, tant la route fut longue et difficile. A côté, celle de Vigo Mortensen est une synécure, une balade champêtre au pays des merveilles. 

 

J'entend de là les murmures :

« Qu'à t'il pu donc se passer ? Des cannibales ? Un incendie ? 2012 ? Le réveil de Ctuhlu ? ...» 

Pire.

La rencontre d'un nid de vipéres, la cohabitations malheureuse avec des hydres fangeuses dont le venin a, malgrés le secours d'une poignée d'incorruptibles qui se reconnaitront et que nous ne remercierons jamais assez, noirci nôtre âme.

« Hein qu'est-ce qu'y dit ?! ».

 

Je disais juste que nous ne vous laisserons jamais seul, tout simplement parce que l'on nous a toujours accompagné et que tous ensemble,(Damien ayant emprunté la route sinueuse des partiels) et ceux qui nous sont fidéles, nous continuerons d'écumer les salles de cinéma et de  causer afin d'entretenir la flamme que certains s'efforcent d'éteindre.

 

A très bientôt et mort aux cons. 

 

La rédaction


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19 mars 2010

Bad lieutenant de Werner Herzog

 

 

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 Terence McDonagh (Nicolas Cage) est promu lieutenant après avoir sauvé de la noyade un détenu resté prisonnier de sa cellule lors du passage de l’ouragan Katrina. Blessé au dos, il prend des anti - douleurs qui bientôt ne lui suffiront plus… Parallèlement, une famille d’immigrés se fait assassiner dans ce qui semble bien être un règlement de compte. Mis sur l’affaire, le nouveau lieutenant remonte la piste d’un gros trafiquant du coin. Ca tombe bien, Terrence est en manque d’argent, en manque de drogue… et il va tout faire pour le retrouver.

 

Ah Herzog … Aguirre, Fitzcarraldo et autres films où les tournages sont des épopées, le résultat plus grand que la vie et le nombre de spectateur pour le voir aussi conséquent que celui de La ferme en Afrique.

Après avoir emmené une équipe tourner loin de tout au fin fond de l’Amazonie, fait gravir une colline à un vieux bateau et menacé son acteur avec un fusil pour qu’il reste sur le plateau le réalisateur a retrouvé le chemin des studios pour s’attaquer à une autre montagne. Car pour ceux qui ne le savent pas Bad Lieutenant est un faux remake de l’œuvre underground du cinéaste New-Yorkais Abel Ferrara dans lequel un ripoux se jure implicitement de sauver son âme en vengeant le viol d’une religieuse.

Le génie cramé étant depuis devenu culte Bad lieutenant nouvelle cuvée se voit doté de moyens confortables : un réalisateur aussi taré que Ferrara himself, un acteur habituée depuis quelques temps aux blockbusters, un second rôle féminin glamour ( Eva Mendés) et un bad guy dans l’ére du temps (Xbit, j’crois qu’ça s’écrit comme ça).

Bad lieutenant s’annonce alléchant ou fait peur. Chacun de ses composants est unique et savoureux ( on aime ou pas Nicolas Cage, Herzog… mais on ne peut pas dire qu’ils laissent indifférents). De cette alliance curieuse se dégage un ton sarcastique qui ramène paradoxalement aux débuts du réalisateur, à certains de ses films les plus confidentiels  ( Les nains aussi ont commencés petits).

Bad lieutenant nouvelle cuvée, en plus d’être trashy est… drôle (!?) Ouais...drôle.

Cage y retrouve la folie furieuse et l’aisance qui ont fait sa gloire (Volte/face, Snake eyes) et l’investissement qui le caractérisait dans Leaving Las Vegas et autres Sailor et Lula. Il est littéralement le personnage détraqué de Terence McDonagh et marque chaque plan de la caméra, collée à ses basques, de sa démarche raide, son maintien vouté, son regard fiévreux et une irrévérence des plus suicidaire. Le personnage en fait des tonnes, l’acteur avec, et dépasse les limites du moralement acceptable. Ou quand la folie devient malsaine au détour d’une séquence dans un parking ou le flic saute la p’tite amie d’un mec sous ses yeux. Ou quand Bad lieutenant redevient Bad Lieutenant (l’original secoue salement). 

Ce qui fait d’ailleurs toute la valeur du film, encourager ceux qui ne l’ont pas vu à se pencher sur l’original, d’un nihilisme rare que même un mec comme Herzog n’a pu réinterprété sans le contrepoint d’un zeste d’humour au second degrés (les hallucinations de Terance).

Bilan: Le retour de Cage, un film ayant un peu le cul entre deux chaises ( les différentes tonalités se marient plus ou moins bien), alternant moments de bravoures et coups d'épée dans l'eau (d'ou quelques longueurs). Un film sympa donc, mais sans plus. Reste une réplique:

-Shoot him again.

-He's dead man

-His soul still dancing !


Léger pour un Herzog, trop léger.

                                                                                                 Aurélien CIBILLEAU

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12 mars 2010

CHLOE, d’A. Egoyan

 

Une femme mariée (Julianne Moore) engage une escort girl, Chloe (Amanda Seyfried), afin qu’elle teste la fidélité de son mari (Liam Neeson). Chaque jour la jeune femme lui fait un compte-rendu de leurs rendez-vous.

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Ce remake d’un film d’Anne Fontaine, Nathalie, est une adaptation canadienne au concept hérité d’Hitchcock et de De Palma. En effet le film cultive et questionne la perversité naturelle et le voyeurisme du spectateur en même temps qu’il met en avant ceux des personnages. Chacun son vice, les personnages de ce film sont loin d’être héroïques, tour à tour dérangés et/ou dramatiques ( le personnage de Julianne Moore espionne aussi bien son mari que son fils, Chloe prend plaisir à raconter ses ébats à la femme de son amant …).

Pour aller plus loin le film stimule jusqu’au voyeurisme de l’imagination de son public. Le fait que les personnages se racontent des faits est prétexte au flash-back qui n’interviennent qu’à des moments clés de leurs récits (scène de sexe…), entourant ce qui n’est signalé que par du dialogue d’une excitante aura de mystère.

L’identification entre le public et les protagonistes se fait d’ailleurs facilement, chacun trouvant sa place aux cotés de l’autre, chacun se posant les mêmes questions que l’autre (Ferais-je suivre mon conjoint moi aussi ? Pourquoi me tromperait-il et pourquoi le ferais-je ?...). En cela le film va très loin, amenant des situations que nous n’oserions imaginer.

Le film emporte son spectateur et en devient, pour le coup, original, les retournements de situation n’étant pas attendus. Le scénario, plus que les acteurs, qui incarne des personnages, somme toute basiques (le mari est un prof de fac soupçonné de draguer ses étudiantes par exemple), est donc l’atout de CHLOE (surtout les récits de la jeune femme et un retournement … que je tairais).

Le film est même ironique (Julianne Moore est gynéco, et pour l’ironie j’vous laisse la trouver en allant voir le film).

Ah, et au passage vous me direz à quoi servent certains personnages (ex : le fils).  Mais comme de toute façon vous n’avez pas l’air très enclin au dialogue j’ vais y envoyer Damien tiens, il aura surement vu l’original à la cinémathèque.

Un film à voir et à revoir avec attention

sofia ALAOUI

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26 février 2010

Shutter island

Journal intime qu’Aurélien CIBILLEAU destine aux générations futures  (extrait numéro 2, 5 éme page, 2 éme ligne en bas à gauche).

 

« Des volutes de brumes qu’un bateau transperce. Une antiquité, une carcasse. En son sein, cramponné bien au dessus des toilettes, un homme vomit sous l’effet des remous. Le regard fiévreux, la sueur au front, un pansement non loin de la tempe, le personnage s’essui les lèvres avec le revers de sa manche avant de replonger la tête dans la cuvette. 

Le héros ? Sans toutes ces précisions, on l’aurait juré. Cet homme s’appel Teddy Daniels. 

« Nous sommes en 1954. 

Daniels retrouve sur le pont son nouveau partenaire. Chacun s’allume une cigarette, le regard vers l’infini lorsqu’apparaît la terre : une ile pénitentiaire sur laquelle les deux marshall vont devoir retrouver une mère infanticide en fuite depuis 24h… »

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D’emblée le réalisateur encre son film dans la grande tradition du film noir, lui qui passa, tout comme Ferrara une grande partie de sa carrière à tenter de s’en émanciper pour mieux la renouveler. Retour au feutre, à l’imperméable, aux gitanes et aux effluves de whisky qui sentent bon les coups dans la gueule : Shutter Island emprunte au shéma narratif classique. Un personnage en crise va se retrouver confronté à ses démons et devoir les affronter. Tout ça avec une fluidité exemplaire : un lieu isolé qui fait l’effet d’un mur dans le dos, un véritable déluge qui n’est pas sans rapport avec les affinités qu’entretiennent le cinéaste et la religion pour renfermer comme un écrin la quête d’un homme pour une vérité qui sera également la sienne. L’expérimentation n’a sa place que dans l’irréel et l’onirisme, où des faux raccords saluent discrètement A bout de souffle avant de se dissoudre dans la narration.

 

LE LECTEUR : OK, pouce, pause, standby ! Mais qui est donc ce superbe conteur, metteur en scène subtil antagoniste à toute conceptualisation bidon et au cynisme le plus commercial ?

Roulement de tambour.

MONSIEUR UNIVERS (goguenard) : 100 balles et un mars à celui qui trouve l’homme providentiel, son poids en bonbon à celui qui trouve le nom du p’tit teigneux asthmatique qui en étalera plus d’un, mon royaume pour ce grand cinéaste contemporain qui...

UNE PETITE VOIX : Moué M’sieurs ! 

 

MONSIEUR UNIVERS (son doigt impérieux tendu en direction d’une chauve-souris glabre) : TOI la bas ! 

LA PETITE VOIX : Mar..Marti…Martinscor…. 

 

Applaudissement, feu d’artifices et confettis. 

Mesdames… Messieurs… félicitation… ce film est un Scorsese. 

 

Parce qu’à qui croirait encore que c’est une redite du Mystère de la chambre jaune  on lui répondrait que son Rouletabille aurait bien un peu de sang corse (Daniels a quand même maté un soldat allemand se vider de son sang pendant une heure avant de participer au massacre de 20 autres pendant la guerre) et bien que ce soit l’adaptation d’un livre de Dennis Lehane, Shutter Island est un film malade qu’on croirait écrit par Paul Shrader (Taxi driver). De la même manière que Gangs of New York est un film dans la droite lignée des Affranchis et de Casino, sans la coke et sans les putes, Shutter Island  c’est un peu Travis Bickles  chez James Ellroy. Où comment un homme qui semble plus ou moins assumer le fait d’avoir à vivre avec des images qui le hantent et le marginalisent bascule irrémédiablement vers … l’indicible.

 

Transition opportune, tout ou presque vous sera tut sur ce film par souci de ne pas en atténuer les effets anxiogènes (on a crut qu’la bande annonce y arriverait mais non), du moins par la rédaction de KINOPRAVDA. En revanche, ce que l’on criera haut et fort (Sofia et Damien menacent d’écarteler ma peluche de Facehugger si je ne retire pas le nous tout de suite) c’est que, n’en déplaise au con qui fut l’un des premiers à publier une critique du film sur le site de libé, Shutter Island est un putin de chef d’œuvre !!!!!!!!!

CRAC. Merde, mon Facehugger… Puisque c’est comme ça j’m’en vais rejoindre ma chauve-souris, tout au fond, dans l’ombre très loin de la scène, du micro et des projecteurs… Na !

ss="MsoNormal"> 

 

 

Aurélien CIBILLEAU

 

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17 février 2010

Hors de contrôle de Martin Campbell

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Je me baisse, caresse les cheveux d’une pauvre femme rétamée sur le bitume. Le chauffeur freine, sa voiture dérape et fait demi-tour. Face à face. Du regard je jauge le verre teinté de l’engin criminel. Que va t’il faire ? Ses pneus crissent, ma main  remonte le long de mon jean. La voiture démarre. Mes doigts courent sur la toile, effleurent les boutons de mes poches. Le bolide sera sur moi dans quelques secondes. Rester calme, déboutonner mon hulster, y prendre mon arme… Une arme ! Quelle arme ?! Le capot de la voiture se déforme pour afficher un large sourire. Un pote court dans ma direction, battant l’air de ses bras. Il crie. Hein ?! « Mel Gibson ! ». Quoi ?! « Arrête, y’a que Mel Gibson qui sait faire ça !!!! » 

BOUM. Aie.  

C’est décidément trop injuste. Dans son nouveau film Mel enchaine une fight, une course-poursuite, un passage à tabac et un gunfight . 

Parce que Mel Gibson il déconne pas, il est comme Liam Neesson. Quand tu touches à sa fille t’as l’ droit à une réplique d’anthologie avant de ressortir avec ta bite dans un tupperware. Chuck Norris peut dormir tranquille, Gibson s’est affirmé là ou Campbell s’est effacé. Le réalisateur rythme le film de scènes d’action élégantes et dynamiques tandis que son acteur semble croire dur comme fer à un discours rétrograde.  Hé les gars, Mad Max est devenu Charles Bronson.

Taken et Hors de contrôle ou le retour du vigilant movie. Logiquement on peut donc éprouver, à la vision du dernier Campbell, le même plaisir coupable que devant le film de Pierre Morel. Un héros caricatural (surprise, dans le film Gibson est aussi un vétéran du Vietnam), un méchant guère mieux (le rôle de l’enfoiré pété de tune revient une fois de plus à Huston alors qu’il est tellement mieux en vampire, cf Trente jours de nuit) et tout ça pour qu’il se tapent sur la gueule au nom des droits défendus dans la constitution.

 Bref, quand on a la carte UGC illimité, un régal, mais seulement quand on a la carte illimité…

 

                                                                                                Aurélien CIBILLEAU

UGC BERCY:

ances : T.L.J à : 10:20 , 12:45 , 15:10 , 17:35 , 20:00 , 22:25

UGC les HALLES:

séances : T.L.J à : 09:20 , 11:45 , 14:15 , 16:45 , 19:45 , 22:15

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11 février 2010

LA HORDE, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher.

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Extrait du journal intime qu’Aurélien Cibilleau destine aux générations futures.

2007-2008.

Le très petit monde du cinéma de genre français est en ébullition. Le premier film de zombie de l’histoire du pays est mis en chantier. Une coréalisation entre un animateur – vedette et le frère du producteur, l’arrivé de Xavier Gens au poste d’exécutif, un scénario rédigé avec le concours d’un journaliste de Mad Movies, le recrutement de 300 figurants et un titre qui sonne comme une claque : La Horde. Le premier film de zombies de l’histoire du pays se tourne… pitch et commentaire à l’appui : Une descente de flic en banlieue tourne mal, quand lesdits zombies apparaissent.  

« Nous avons voulu faire ressortir cette spécificité française ». Ou comment rapprocher La Horde et l’Esquive (A. Kechiche). Les deux réalisateurs partent donc avec les prétentions auteurisante s qu’ils cartonnent chez les autres. « Un film de zombie d’accord, mais avec des personnages. Nous sommes des enfants des films de Raimi et Del Toro, des gamers avertis et nous avons voulu traiter une histoire au moyen de la symbiose entre l’influence de ces différents médias sans échelle de valeur ni les hiérarchiser » dixit Benjamin Rocher, ce à quoi surenchérit Jean-Pierre Martin « On a dut dire des répliques que seule les américains savent prononcer, et je crois qu’on s’en est pas trop mal sorti ».  Aie. L’excitation laisse place aux soupçons les plus inquiétants…) 


Janvier 2009.

A la sortie de la projection privée les figurants sont unanimes : le film est une bombe. « Si Si » claironne un pote, le même qui m’a vanté les mérites de Mutants. « Ca déchire mec ». Aie again…)

 

10 février 2010.


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En sortant de la salle on le tient enfin ce synopsis : c’est le scénario du film. La rédac chef me somme de l’exposer, la bave aux lèvres et les yeux qui pétillent. Que faire ? Ce qu’on est tenté de faire à la vision du film : céder.

Jo Dalton, Jim Morrison, bécassine et un viking vont braquer Cartman, Booba et Steven Seagal dans une banlieue ou s’est déjà déroulée 3 guerres et un génocide, parce qu’ils ont tués leur collègue de la P.J. L’artillerie lourde est de sortie.  Sauf que la deuxième équipe s’est fournie chez Charlton Heston alors que la première chez E.D.

 Booba manque de shlasser Jo Dalton, Morrison prend une stoss, Bécassine, on s’en fout et Viking rejoind le Valhalla. Ca tourne mal pour les collègues de Julie Lescaut. Dehors la terre brule, des silhouettes silencieuses se rapprochent, les morts se relèvent.. Les bandes rivales forment le club des 6, Seagal et Bécassine se font un 5 à 7 avec les maccabés digne des beat’em all d’antan. Quand à Jo Dalton il improvise une partie de rugby sur un parking. Le premier film de zombies de l’histoire du pays est…

(grande inspiration) non j’y arrive pas… une grosse daube .BOUM BAM BIM, AIE (ça c’est le bruit de ma tête contre les murs).


Ce film est un fourre-tout indigeste dont les ruptures de ton vont cependant dans le même sens : les scènes dramatiques sont franchement drôles, les scènes à visée comique prêtent à rire. t;La Horde est une grosse blague. Des dialogues insipides pour une équipe créa d’habitude en verve, des acteurs en roue libre sous prétexte d’avoir une gueule (n’est pas Ron Perlman qui veut). Reste l’image, contrastée et assez dramatique pour en rajouter dans le clicheton, et des scènes chocs bien gratos dans un film sans propos.

Cliché, ou le divertissement chez Yannick Dahan, le même à avoir levé le poing bien haut pour clamer que Rodriguez « ne savait pas filmer ».

Vous l’aurez compris : l’amertume laisse place à une colère de celle que l’on essaye de contenir, mais sans succès (selon maitre Yoda c’est un processus naturel…)

Alors merci à  vous, messieurs Dahan et Rocher, de l’avoir ouverte pendant tant d’années pour finalement nous apporter la preuve que le sophisme ne se pratique pas qu’en politique. Ne pas tenir ses promesses devient l’apanage de bien du monde…Merci  encore de nous confirmer que le statut de « Fanboy »est bien celui du commun des mortels et ne suffit pas à faire un cinéaste. Merci d’avoir fait miroiter qu’une série B bonne à être distribuée en DTV était ce que la France avait à proposer de plus novateur en terme de série A  « horrifique » et de concurrence vis à vis de l’internationale. Mais dans un pays où les films intimistes se comptent sur les doigts de la main, où seul résistent dans le clan des incompris des génies tels que Christophe Honoré et Phillipe Garrel, ça n’est pas si grave…

« C’est à dire quuuuueuuue… On a eu un budget de seulement 2 millions … ».

Ben y’a pas qu’dans ta tête que c’est la crise mon gars… Allez, vivement le prochain Snyder.

Aurélien Cibilleau

 

(ps de la rédac'):Oh tristesse! Oh désespoir  de notre cher Aurélien ! Ce film sort dans seulement 3 UGC et il faut le voir ! même par simple curiosité donc voici les horaires:

UGC ciné cité les HALLES:

 

séances :  T.L.J à : 09:20 , 11:30 , 13:50 , 16:00 , 18:15 , 20:20 , 22:30

UGC LA DEFENSE:

séances :  T.L.J à : 09:45 , 11:45 , 13:45 , 15:45 , 17:45 , 19:45 , 21:45

 

UGC ciné cité BERCY:

séances : 

T.L.J à : 09:45 , 11:50 , 13:55 , 16:05 , 18:15 , 20:25 , 22:35

 

 

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07 février 2010

Rétrospective JIM CARREY : Bruce tout puissant


logo_cinematheque_francaiseBruce tout puissant est une fable tellement américaine qu'elle peut parfois apparaître terriblement naïve dans le mauvais sens du terme. Mais c'est peu dire qu'Hollywood s'est fait maitre de ces comédies et que, tout en étant typiquement made in usa, elle sont susceptibles de parler à tous tout en véhiculant l'idéologie du pays. La raison première de cette efficacité maximum : le scénario, une mécanique du récit à la fois claire, drôle et intelligente, taillée sur mesure pour le jeu d'un comique hors norme -Jim Carrey - et réfléchit à partir des personnages qu'il a pu interprété auparavant. Le film souhaite donc s'inscrire dans une continuité (celle du divertissement de qualité ) quand bien même le personnage de Bruce ne rêve que d'une chose : briser la continuité de sa vie,  qui consiste justement à divertir les gens. Le film s'ouvre sur Bruce qui râle : il est reporter dans la première chaine de télé de la ville mais on ne lui confie que les kermesses de quartier, fêtes culinaires et autres anniversaires miteux. Bref, l'actualité la plus anachronique qui soit, disons mieux la célébration, le rituel désuet que semble concrétiser ces sonneries qui sans cesse frustrent le héros : son bippeur ou son réveil. Et pourtant, ironiquement, cette sonnerie sera un appel vers celui qu'il considère responsable des échecs de sa vie : Dieu. Mais Bruce ne peut l'entendre comme il ne peut voir la misère autour de lui : à un mendiant qui porte un écriteau avec l'inscription « êtes vous aveugle? » il répondra « non, mais je suis pressé ». 

 

Revenons au début du film, avec la première scène qui concerne un cookie géant dont l'ambition ridicule fait bien rire. A travers ce duo de boulangers grotesques, un monumental de pacotille purement intéressé : non pas  rendre heureux les enfants du quartiers, mais ramener leur parents à la boulangerie après la confusion « crotte de rat-pépite de chocolat » . La forme ronde du cookie devient alors symptomatique du narcissisme américain. Ce que Bruce voudrait, c'est -pardonnez l'expression- briser la monotonie du cookie. Sortir du cercle. Ou plutôt faire briller ce cercle, le rendre plus grand, non plus caché derrière les nuages mais visible de tous à l'image de la lune qu'il agrandira lui même durant la très réussie scène d'amour avec sa petite amie. Très belle scène où Bruce repeint la voie lactée juste pour s'offrir un moment de « pleasureeee » avec son amie. Briser la monotonie, apporter un grain de sel à une vie (professionnelle, sentimentale..) un peu émoussée (moment très fort où Carrey crie, outré par l'injustice de la promotion de son adversaire, le mot « érosion » ) tout cela forme les ingrédients habituels de la comédie familliale américaine mais ils sont ici subtilement mis en abime. En mettant les pieds dans le plats dès l'ouverture, le scénario développe la métaphore culinaire et cherche lui même la recette qui marche : la bonne dose de comique, la pincée d'émotion, le mélange le plus subtil qui doit faire déguster le film comme un cookie à la fois moelleux et croustillant. Et si Bruce a trouvé la recette pour faire rire son audimat, il  n'est pas pour autant satisfait de sa situation, et aimerait trouver la formule d'un bonheur au sommet, dictée par les valeurs de la société et de son plus fidèle vecteur : la télévision. Les gens normaux ne se contentent pas d'avoir un chez soi,  d'être en couple et d'avoir un chien, ils sont aussi ambitieux et si possible croient en Dieu : tout cela, la télévision le dit aussi. A travers le destin de ce bonhomme égoïste et immature, c'est donc aussi le portrait d'une Amérique qui refuse de voir ses failles et sa diversité ethnique. 

 

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C'est peu dire que les comédies nous offrent le meilleur baromètre de l'état de la société : au cinéma, on rit avant tout des problèmes qui concernent notre époque. Bien sûr, tout film est potentiellement un objet sociologique où se dessine toujours une actualité, mais la comédie, genre majeur des films commerciaux, à vocation à plaire au plus grand nombre. Les idées qu'elles véhiculent visent donc à toucher le maximum de personne, tout comme le présentateur numéro 1 du journal télévisé. C'est ainsi que tout naturellement le personnage de cette comédie désire être un modèle, un modèle de réussite. Self made man, il incarne de manière implicite la volonté de puissance de l'Amérique banche, celle ci même qui canalise les informations par le média télévisuel : puissances des images au service de l'hégémonie américaine. Ce dont Bruce veut parler ce n'est pas des fêtes de son quartier, c'est du monde entier : fraichement nommé présentateur du JT, il se lance dans le conflit israélo palestinien quand bien même il n'est pas capable de regarder ce qui se passe autour de lui. En ayant tous les pouvoirs de Dieu, il n'en fait profiter que lui même et ne fait que rajouter du désordre dans un monde qui s'en passerait bien, que le chaos soit proche de lui (Buffalo à feu et à sang) ou lointain (les inondations au Japon). D'où la morale de l'histoire, la belle leçon d'humilité donné par Dieu lui même : apprendre déjà à laver un parquet, à éduquer son chien, à faire attention aux autres avant de vouloir aider le monde.  Très bonne idée que d'avoir donner ce rôle au sage Morgan Freeman : dans le film, - et l'idée fait mine de rien son chemin - Dieu est noir. Et qui plus est, c'est le seul noir du film. La première fois qu'on le voit, Dieu est un homme d'entretien et dans la dernière image il est sdf.  g> La misère n'est présente qu'au travers de ce clochard qui revient régulièrement hanté cette Amérique blanche, bourgeoise, ambitieuse et pieuse. Même les méchants sont vraiment très softs et à peine plus effrayant qu'une troupe de rugbymen un peu énervés (ce qui est déjà pas mal, certes). Le film se construit donc comme un apologue pour cette Amérique qui a besoin de réaffirmer ses valeurs. 

 

Aux fondements de cette morale, le grand absent reste quand même l'enfant : le couple n'en a pas, au grand dam de Grace. Et c'est justement parce que Bruce lui même est un enfant. Devenu Dieu, il ne fait qu'assouvir ses désirs et réhabiliter son ego en humiliant en direct son ennemi de toujours, ce journaliste qui réussit tout. Le jeu de Carey se met tout entier au service de cette enfance pas encore achevée : multiples mimiques d'un visage élastique, mâchoire proéminante, roulement des yeux, sourire béat, Jim le burlesque, réminiscence contemporaine des cartoons ou des films muets, joue, au mieux, à l'ado attardé. Il s'agite et tors son corps comme celui d'une marionnette  qui voudrait bien devenir marionnett iste. Mais renverser les pouvoirs ne fait pas devenir petit bonhomme plus grand et c'est l'un des principaux ressorts comiques du film. Un gag cristallise cette antinomie entre ambition et impossibilité à sortir de sa petite réalité : lorsque Bruce découvre vraiment sa superpuissance, c'est dans un bol de soupe de tomate. Tout est dit, ou presque. Et la scène se déroule sous le regard éberlué d'un vieux semblable à ceux qu'il a l'habitude d'interviewer. On comprend alors que tout est une question d'image, l'image que Bruce donne de lui même. Ce qui l'intéresse, ce n'est pas le regard de Dieu mais celui des autres. Si Bruce apparait complexé au début du film, c'est parce qu'il est la représentation de cette Amérique profonde qui vit au rythme des fêtes de quartiers. Son rêve? Le live : maitriser son image intégralement sans qu'un monteur passe derrière (« ca fait rien Bruce, on coupera.. »), chose qu'il ne réussira jamais même avec des pouvoirs divins, puisqu'il n'arrivera pas à arrêter les multiples incidents (coupures d'électricité), qui feront du montage en direct. 

 

C'est sur cette question d'image que nous conclurons car le film reposant en grande partie sur le génie du jeu de Carrey, il lui permet aussi de mettre en abîme son propre rôle de comique, de s'en distancier quelque peu pour le ré-interroger. La question que s'est posée Bruce : est ce que je suis fait pour autre chose que pour faire rire les gens? Question qui semble s'adresser directement à l'acteur Carrey et dont la réponse serait « non ». Mais c'est sans complexe aucun car, comme le dit à la fin Dieu-Morgan Freeman, « tu as l'étincelle en toi, tu es né pour ca. » Né pour faire rire, comme un don venu du ciel et qui lui permet aujourd'hui encore d'être parmi les acteurs les plus en vue  dans l' industrie de mythes qu'est Hollywood et d'incarner, à sa façon, le rôle que Bruce Nolan et l'Amérique rêvent conjointement de jouer : celui d'un super héros de la réalité.

 

Damien. 

 

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04 février 2010

Brothers de Jim Sheridan

Sam et Grace Cahill (Tobey Macguire et Nathalie Portman)  vivent heureux entourés de leurs deux filles, malgrés les allers – retour fréquents que Sam effectue en Afghanistan en tant que marines. Peu de temps après qu’il y soit reparti Grace apprend son décès au cours d’une intervention aérienne. Brisée, la jeune femme trouve en Tommy (Jake Gyllenhaal), le frère de Sam récemment sorti de prison, un soutient qui en affecte même les deux gamines. La famille Cahill se reconstruit progressivement, Grace et Tommy se rapprochent…Un jour le téléphone sonne : Sam est vivant et va être rapatrié chez lui.

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Quelques mois après The hurt locker (Démineurs chez nous) sort ce mois çi dans les salles  un nouveau film made un USA sur la guerre au Moyen-Orient. Une redite me direz-vous ? Que nenni, il n’est pas exclu de considérer les deux films comme antagonistes.

Explications :

Le film de Katherine Bigelow est une chronique, une suite de scènes dans lesquelles est présenté le quotidien de soldats sur le terrain. Un scénario faussement redondants dans lequel héros éventuels (RIP Guy Pierce et Ralf Fiennes) trépassent au profit de fêlés flamboyants pour qui retour au pays devient aussi embarrassant que les grèves à répétition de la SNCF pour la France qui se lève tôt. Petit sous-texte à saisir en vol : cette société pour laquelle ils ont tant œuvrée ne leur convient plus et à ce titre la séquence du personnage principal déambulant dans un supermarché après son retour reste un grand moment. Pour résumer le film n’a quasiment d’autre fil rouge que celui de la sensation (caméra en panique et gravats soulevés par une déflagration filmée à 1000 images/sec for example).

Brother se revendique quand à lui plus comme un drame dans la vieille tradition hollywoodienne avec pour paradoxe de traiter un sujet voisin de celui de Démineur : le trauma des soldats rescapés du front. Comme l’indique le synopsis le film, à cheval entre passé et présent, ne repose pas à priori sur des procédés scénaristiques et esthétiques novateurs mais s’appui sur une caractérisation solide des personnages dans une intrigue classique au sens noble du terme. En bref sa parenté avec The Deer Hunter («Voyage au bout de l’enfer »,M.Cimino,1978) est plus prégnante qu’avec des films tels que Wait and See (« Requiem pour un massacre », Elem Klimov, 1984) .

 

Car Brothers est avant tout un film d’acteur, dans lequel se côtoient la relêve (le trio de tête et une certaine Carrey Mulligan, appelée à faire sensation dans quelques jours avec An éducation de Lone Scherfig) et des vétérans telles que Sam Shepard. C’est ainsi que chaque personnage confère au sublime : le raté est Gyllenhaal et la femme au foyer éplorée a les traits de Nathalie Portman, de la même manière que Marlon Brando avait ceux d’un docker dans Sur les Quai (E.Kazan, 1954). Pas vraiment des gens du peuple.

Et cela pourrait en agacer quelques uns, tout comme cet esprit traditionnel que certains qualifieraient de désuet. Et c’est vrai que le film est, comme le fait même remarquer un personnage, nourrit de clichés (le frère ex-taulard, le grand père ancien vétéran, la mère ancienne pom-pom girl mariée à un ancien joueur de foot devenu militaire.) qui paraissent bien américain à nous autres de la vieille Europe. Ce qui est d’autant plus étonnant que Brothers est le remake d’un film danois du même nom datant de 2006, réalisé par Susanne Bier.

 

Pour ma part ce film marque le retour de Sheridan à la réalisation, après des films comme Au nom du pére, My left foot ou encore Réussir ou mourir et à ses thèmes de prédilection : le vacillement de la cellule familiale, la culpabilité, l’espoir de rédemption, les non-dits, faux semblant ou encore la culpabilité. Ce qui n’est pas rien, d’autant plus que le bougre est un sacré directeur d’acteur.

 

 

                                                                                                                        A.Cibilleau

 

 

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29 janvier 2010

In the air de Jason Reitman

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Après Thank You for smocking et Juno Jason Reitman nous revient en grande forme. Le film, avant même sa sortie en France, bénéficie du buzz engendré par ses 6 nomination aux golden globes au coté de films aussi puissants que Démineurs, Avatar et Inglorious Basterds .

Le pitch : Thank You for smoking returns.                                                        

Un connard (George Clooney en lieu et place d’Aaron Eckart) bosse pour une entreprise de connards (chargée d’envoyer ses agents annoncer leur licenciements à des salariés quand leurs propres dirigeants n’ont pas le courage de le faire, en lieu et place d’un lobby pro-cigarette) dont le but est d’enfiler l’ autre moitié du monde. Entouré d’une blonde (Vera Farmiga, à mille lieux d’Esther) et d’une fouine (Anna Kendrick) Georgie va connaître le purgatoire … et nous avaler la guimauve.

Vous l’aurez compris In the air n’est, pour un tiers de la rédaction de KinoPravda (c’est à dire moi) qu’une copie aseptisée du chef-d’œuvresque premier film du réalisateur (parce que LUI est vraiment mordant, ironique et jusque-boutiste).  

Reitman commence à tourner en rond. D’ailleurs pendant qu’il nous saluait d’un doigt levé bien haut sur les collines d’Hollywood nous étions à la recherche de ça :

Annotation signées de la main de Jason Reitman et certifiées comme authentiques concernant la première scène de Thank you for smocking et celle d’In the air. 

Thank you for smoking

Séquence 1, intérieur/jour, plateau télé

Présentation d’une situation dramatique à travers le visage de malades du tabagisme. A coté d’eux Eckart, déjà Harvey Dent, le sourire carnassier et l’œil brillant. Voix off et présentation du personnage qui s’affirme comme un beau salaud.

In the air

Séquence 1, intérieur : jour, bureau

 Présentation d’une situation dramatique à travers le visage d’anonymes dépités, qui viennent de perdre leur boulot. En face d’eux, Georgie le gendre idéal tellement relax et au regards tellement doux qu’on dirait Didier. Voix off et présentation du personnage qui s’affiche comme un beau salaud. 

C’est dire…

                                                                                                                                               A.Cibilleau

 

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